Le labo de Gu i

Enfin le journal au p’tit déj ! (billet d’humeur)

On entend partout que la presse est en crise, que les journaux ne se vendent plus et vont disparaître sous le joug du redoutable internet. Plus de journal au petit déjeuner ? Que nenni ! Permettez-moi de prendre la défense des millions de gens qui ne sont pas du matin, dont je suis, et qui voient poindre des lendemains qui chantent. Car oui, une révolution est en cours, qui change la face de nos petits déjeuners.
Rappelez-vous ces temps difficiles où il fallait sortir, hirsute, les yeux collés, braver le froid du petit matin pour aller jusqu’à sa boîte aux lettres (ou pire ! jusqu’à son marchand de journaux) chercher le journal avant de rentrer chez soi prendre un café. Café que généralement on ratait parce que nos concubines, mères ou épouses nous reprochaient de ne pas avoir descendu les ordures ou sorti le chien en même temps. Et tout ça pour avoir le droit de lire le journal tout en trempant une biscotte dans son café, exercice qui à lui seul nécessite plusieurs mois d’entraînement. En ces temps-là, nous étions nombreux à, bien des matins, ne pas avoir le courage de surmonter cette épreuve et à devoir nous priver de la lecture du journal au petit déjeuner.

Mais cette ère est révolue. Aujourd’hui, nous pouvons crier “Enfin le journal au petit déj” ! Oui, nous n’avons plus à aller chercher le journal, il vient à nous, presque directement entre nos mains. Depuis que j’ai un iPad, je peux tous les matins lire la presse du monde entier, comme si j’avais le vrai journal entre les mains, sans me noircir les doigts, et surtout sans bouger de la chaleur agréable de mon chez moi. Et d’ici peu, un journal spécialement conçu pour les tablettes devrait être annoncé par Rupert Murdoch, le magnat de la presse, et Steve Jobs, patron d’Apple. Quelle triomphante vengeance ! Nous, les feignants, aurons droit à de l’information que n’auront pas les autres. L’avenir n’appartient plus à ceux qui se lèvent tôt, il appartient à ceux qui se lèvent high-tech.

Mais tout n’est pas encore parfait. La tablette tactile résiste nettement moins bien que la presse papier aux taches de café et aux doigts gras enduits du beurre que l’on a mal étalé sur la biscotte. N’essayez même pas de chasser avec une tablette une mouche qui vient essayer de partager votre petit déjeuner, l’iPad risquerait de ne pas apprécier et de s’échapper de vos mains pour faire voler ses sept cents grammes avec finesse à travers votre cuisine. Surtout, le sourire matinal et les blagues de mon marchand de journaux me manquent un peu, et sur mon iPad, il n’y a pas d’application pour ça. Tout compte fait, demain matin, j’irai peut-être faire un tour jusqu’au kiosque pour acheter un bon vieux journal ; ça devrait me rafraîchir les idées.

novembre 24, 2010 @ 3:47 PM

Des Hommes et des Dieux… seuls.

A la sortie de ce film, j’ai eu un mal terrible à me prononcer à son sujet. Voici donc un ressenti très personnel, plus qu’une véritable critique.

Le film a reçu le Grand Prix du Festival de Cannes. Depuis sa sortie on le vante comme un chef-d’oeuvre. Et, comble de tout, France Inter, partenaire du film, annonce fièrement le million de spectateurs : j’aurais dû méfier.

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septembre 29, 2010 @ 12:23 AM
[Flash 9 is required to listen to audio.]

De temps à autre, je m’amuse à interpréter des reprises instrumentales. Voici le premier de la liste, Zoolook, un extrait de l’album du même nom de Jean-Michel Jarre. 

septembre 28, 2010 @ 1:38 AM

“Il existe un fil AFP spécialement consacré à la chanson française : le Michel Dépêche.”

Gü, qui ne fera pas du journalisme d’agence.
septembre 28, 2010 @ 1:34 AM 1 note

Le grand gag de Katerine

Une pochette à la manière des photos de famille "vintage" un peu flippantes

Pour son dernier album, Katerine reprend son prénom pour la première fois. Un signe de la maturité ? Pas sûr : à entendre les chansons qui le composent, on se dit que Katerine est soit un grand gamin qui s’amuse avec son home studio, soit un faux naïf un peu fou. Je miserais plus sur la deuxième option. 

Même après plusieurs écoutes, on a encore du mal à dire si l’album est bon ou si c’est une vaste arnaque. Et c’est peut-être cela qui fait de Katerine un personnage atypique : impossible de déterminer si c’est un génie ou un escroc, tant il sait faire de bonnes chansons comme de la daube.

Le premier single, La Banane, est définitivement le seul à rester diffusable en radio. Le reste de l’album est fait de chansons-gags, dans lesquelles ni les textes ni les musiques ne respirent la créativité. Et pourtant, après deux ou trois chansons, la mayonnaise prend, pour peu qu’on soit amateur d’humour absurde et un brin provoc’. On sourit, on rigole quand Katerine chante le nom des accords qu’il joue dans La musique : c’est l’effet du comique de répétition. Et on pouffe avec un peu de gêne quand il chante “Liberté, mon cul ; égalité, mon cul ; fraternité, mon cul” !

S’il est un reproche qu’on ne peut pas faire à l’album, c’est d’être inégal. Ici, c’est complètement barré du premier au dernier titre. Les amateurs de l’humour décalé de Didier Super et des chansons à répétition de François Pérusse apprécieront peut-être. Mais en tout état de cause, c’est un disque dont on a assez vite fait le tour, et je doute qu’il reste comme un chef-d’oeuvre dans la discographie de Katerine. D’ailleurs, au final, l’ensemble méritait peut-être moins une parution en CD que les reprises que Philippe Katerine a publiées ces derniers mois, gratuitement, sur internet, dont certaines étaient de qualité. Drôle de choix.

septembre 28, 2010 @ 1:24 AM

“Apple va faire réaliser la pub de son réseau social par le réalisateur de la dernière palme d’Or. Nom du projet : ApichatPING”

Gu, éminent cinéphile.
septembre 2, 2010 @ 10:41 PM

Une télé, des émissions, des psychopathes prêts à tout pour devenir célèbres sans avoir aucun talent, des émissions culturelles inutiles, de l’action, des chansons, des archives, de l’art conceptuel… Zapping est un court-métrage burlesquo-délirant, réalisé par mes soins au début de cette année, qui rend hommage à l’univers de la télévision tout en se moquant de ceux qui font tout pour y passer.

septembre 2, 2010 @ 7:03 PM

Sardou à contre-emploi

La pochette un peu macho du nouvel album

Le nouvel album de Michel Sardou est dans les bacs depuis lundi, et il caracole déjà au sommet des téléchargements sur iTunes, où il dispute la première place à la compilation de Radio Nova (NPO : un jour faudra que je fasse un post sur Nova). En grand amateur des chansons de ce vieux marié, je me suis lancé dans un décorticage de cette nouvelle galette.

Passés les deux premiers titres qui étaient déjà sortis et assez moyens (Et puis après sans surprise ; et l’inécoutable remix d’Être une femme), les bonnes surprises s’enchaînent. Car Michel Sardou se pose en rupture par rapport à ses précédents albums, Du plaisir et Hors format, dont la tonalité était très sombre. Ici, le tandem Sardou-Veneruso semble avoir trouvé une nouvelle piste en exploitant des nouveaux genres, comme le pop-rock énergique avec Chacun sa vérité, des accents de country music sur Elle vit toute seule et Ca viendra forcément, un mélange de rock et de dance (déjà expérimenté dans l’album précédent) dans les Nuits Blanches à Rio, et même un sympathique clin d’oeil à Brassens avec Lequel sommes-nous ?, mon coup de coeur pour cet album

2010 serait-elle l’année du changement pour Michel Sardou ? Il a déjà surpris dans les médias en avouant qu’il piratait des films sur internet ou en qualifiant les expulsions de Roms de “injustes et exagérées”, il se pourrait que ce nouvel album crée la surprise sur le plan artistique. Même s’il reste quelques traces du “style Sardou” développé dans les derniers albums, les nouvelles pistes explorées peuvent séduire de nouvelles oreilles.

septembre 2, 2010 @ 6:35 PM

Pipilotti Rist est une vidéaste suisse connue pour ses vidéos très colorées, autour des thèmes de la féminité, de la sexualité et des codes de la culture pop. Elle expose actuellement en Catalogne, à la Fondation Joan Miró de Barcelone d’une part, au centre culturel de la Caixa Girona, à Gérone, d’autre part. Dans ce dernier lieu sont exposées trois installations, dont celle-ci, Ever is Over All, datée de 1997. Comme souvent chez Rist, on y retrouve un mélange d’ambience et d’humour.

septembre 2, 2010 @ 6:08 PM

“Si les chevaux sont en panique en ce moment, c’est à cause de l’Académie. Ils poursuivent Max Galop”.”

Pierre Bénichou, journaliste recyclé, dans On Va S’Gêner
juillet 28, 2010 @ 1:07 AM